vendredi 14 novembre 2008

mardi 11 novembre 2008

Go fast




Petit intermède imagé







Y a t'il un poilu dans la salle ?







Aujourd'hui, 11 novembre, est un jour férié...




Comme depuis 90 ans.











Certes, exceptionnellement quelques supermarchés restent encore fermés ainsi qu'une minorité de ces hangars sans âme, encerclant nos villes modernes et où s'entassent ; avant d'être acheté par un lumpenproletariat couperosé, adipeux et entretenant pour unique vélléité culturelle une relation addictive avec le feuilleton "Plus belle la vie"; vêtements sportswear criards, gadgets immondes et autres biens manufacturés avec une ardeur plus ou moins sincère par quelques prisonniers politiques, paysannes déracinées ou enfants esclaves dans une quelconque contrée asiatique...


Le monde a changé. C'est dingue...

Comment le petit Pioupiou en pantalon garance d'Aout 14 jugerait-il notre société si par miracle ( ou à cause d'une fuite radioactive bien flippante comme dans un film de Romero ? ) il se relevait du coin de terre lorraine où ses restes reposaient ? Et le Poilu fourbu de juin 1916, le Mutin de 1917 ou le gamin à peine pubère de l'été 18 qu'on jetait dans l'ultime effort, faute de personnel ?









Penseraient-ils, émus, la larme à l'oeil et ce dernier toujours fixé sur la ligne bleue des Vosges ( Aaaaardavous !!! ) que leur sacrifice ultime n'a pas été vain ? Que ça valait le coup de passer 4 ans à patauger dans la boue, couvert de poux et dans la promiscuité de militaires rarement à jeun pour en arriver où on en est aujourd'hui ? Que les poumons bouffés à l'hypérite, les tripes éparpillées par un éclat de mortier, les corps-à-corps à la pelle affutée n'étaient au final qu'une dîme dérisoire à acquitter par rapport aux bénéfices escomptés par des gens qui n'auraient à connaitre les Tranchées que de nom ?

Maintenant, on en saura plus rien.

C'est malin.



Les morts ne parlent pas.



Ce qui est d'ailleurs une de leurs principales qualités, qualité qui explique en bonne partie pourquoi je les préfère à mes collègues de bureau, qui, elles, pourtant , s'épilent avec précision...
Enfin...Bon......Bref.

Cependant, à mon avis, on peut, sans s'avancer aussi intrépidement qu'un Boulogne Boy sur la Canebière, affirmer que les Poilus ne seraient pas complètement envahis d'une désagréable impression de cocufiage par le spectacle du monde actuel...










Non, ils sauraient au premier regard que leur héroisme a porté ses fruits : une jeunesse vaillante,
instruite et au civisme sans faille ; une classe politique d'élite, aux convictions granitiques et à la probité légendaire ; une armée moderne, entrainée, pas le genre à se faire mettre la bite au cirage par quelques enturbannés tripoteurs de chèvres, mon Colonel...

La graine a germé...

Je ne parlerai même pas de l'Allemagne, définitivement réduite à l'état d'une nation fédérale, ( donc insignifiante ) à l'économie arrièrée et destinée de fait à vivoter dans notre ombre afin de ne plus jamais constituer une menace pour notre intégrité territoriale...



Restons dignes et ne nous gaussons pas trop de ces lourdauds plein de bière et de charcutaille. Car même privés de leur panoplie vert-de-gris, de leur casque à pointe et d'un Harald Schumacher aux crampons aiguisés, ils restent susceptibles donc imprévisibles...


Tout cela, la paix, l'amitié entre les peuples à jamais débarassés de toute trace de cette primitive xénophobie qui nous a fait tant de mal, ainsi que la croissance du marché des statues kitsch dans les années 20, sans compter, last but not least, un jour férié, nous le devons à ces braves poilus.



Alors un peu de respect, bordel de merde !!!













lundi 10 novembre 2008

Dieu est grand


le coin des intellectuels, suite



Deux albums de Tintin sortis de l'oubli

C'est une fantastique découverte qu'un retraité de Vitrolles ( Bouche-du-Rhône ) a effectué en rangeant les affaires d'un de ses copain de bistrot, ancien waffen-SS puis légionnaire en Indochine, honorablement impliqué dans la vie associative locale et récemment décédé...

En effet, parmi les babioles accumulées au cour d'une existence haute en couleurs ( Croix de fer, porte-feuille en testicules de fellagha et vieux flacons de traitement antiblennoragique ), Raoul Couillard a eu la surprise de tomber sur des planches inédites des aventures du célèbre reporter et de son non moins sympathique toutou...

Ces deux aventures auraient du être publiées sous les titres suivants " Tintin contre les Partizans" et " On a marché sur Moscou". On s'interroge encore sur les raisons profondes ayant contraint Hergé à laisser tomber aux oubliettes ces deux albums à la thématique fort originale qui auraient du paraitre courant 1945...