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samedi 20 février 2010

La nostalgie, camarades...

S'il y a bien un type qui a laissé une trace dans l'histoire contemporaine, il s'agit certainement de l'oncle Joe, comme le surnommaient les dirigeants anglo-américains entre Yalta et Potsdam...De là à porter son effigie en T-shirt, faudrait quand même pas pousser Mamie dans le cannabis à ce point-là...Des coups à ce qu'elle nous fasse une myxomatose !!!
Ah, c'est quand même vrai que c'était un personnage, le Jojo...Hallucinant de voir, avec le recul, à quel point il a été idolâtré par une bonne partie de la population, y compris ( voire surtout...) en France. Comme quoi la connerie grégaire, l'absence du moindre esprit critique et la grande pénurie de neurones n'ont pas attendu Loft-story pour être "tendance"...
Cela dit, Loana a sans doute bien des défauts mais elle n'a jamais fait fusiller personne. Elle...

mercredi 3 décembre 2008

Life is life

"Life is life ", vous vous souvenez certainement de cette entraînante chanson braillée allègrement par de joviaux Bavarois musiciens de balloches, capillairement très déroutants et qui fut un succès planétaire au milieu des années 80 ? Nonobstant les critiques acerbes de certains intellectuels moisis répugnant à faire la chenille au bal du camping, cette saine ritournelle restera toujours pour moi un des modèles les plus aboutis de vulgarisation de la philosophie hédoniste...

Il y a peut-être même un zeste de Bernard-Henri Lévy dans la ligne de basse mais je peux me tromper...



Les paroles de cette chanson sont passées logiquement à la postérité comme un hymne à la vie, à l'amour et aux beuveries estivales qui aidaient tellement le prolétariat à supporter sans renâcler le joug de son aliénation quotidienne et les menues contrariétés qu'imposaient alors aux jeunes hommes, sans relations ni appuis politiques locaux, la Guerre Froide...


Simple, bien ficelé, sans chichis de taffioles, ce morceau était le manifeste symbolique d'une époque charnière où les choses étaient simples, le libéralisme prometteur et les méchants bien identifiés derrière leur mur. Amusant d'ailleurs que ce vigoureux cri d'amour envers la chouille avinée ait été composé par des descendants probables de militants nazis...Comme quoi, la culture, ça dure.

Ce n'est pas sans une certaine émotion que j'évoque ces temps révolus.

Qui étaient aussi ceux de mon adolescence...
Quand moustaches et nuques longues étaient le summum de la branchitude télévisuelle.
Quand pantalons verts pomme et chemisettes roses n'étaient pas considérés comme une faute de goût digne d'un syndicaliste endimanché.
Quand on pensait encore que les socialistes allaient changer la vie...

Bon sur ce, je dois vous laisser, faut que je jette un oeil à mes actions...

mardi 2 décembre 2008

samedi 29 novembre 2008

Struggle for life ( à mi-temps )

Certaines personnes; jalouses de l'érudition colossale que je n'ai pourtant accumulée que grâce à un austère et acharné labeur; insinuent, alliant ainsi la veulerie congénitale du contribuable hexagonal à l'inéluctable perfidie du joueur de football transalpin, que je ne suis ( je cite ) qu' " un ignoble petit-bourgeois rassis se piquant d'intellectualisme alors qu'il s'est toujours contenté de vivre sur les généreux subsides parentaux et de dénoncer ses camarades plus doués aux Renseignements Généraux "...Pourquoi pas me traiter de B.H.L, tant qu'on y est ?


Je vous laisse apprécier la pauvreté de l'argumentaire. Certains s'en offusqueraient. En feraient une affaire personnelle. Voire s'attacheraient illico à la perpétration de représailles sanglantes et, ma foi, au vu des charges reprochées, pas totalement imméritées, faut bien le dire. Mais, voyez vous, s'il y a bien une chose que la vie m'a donné en cadeau, c'est une faculté inébranlable ( à ne pas confondre avec le fait d'être imperméable à la critique, toutefois, car ce phénomène est le plus souvent lié à une absorption massive de boissons alcoolisées ), pour ne pas dire typiquement vandamienne, de ne pas tenir compte de l'opinion d'autrui...

Ainsi, sans faire le moins du monde acte de contrition, je vais essayer de conter quelques épisodes marquants de ma jeunesse afin que le public puisse juger par lui-même de l'inanité des propos calomnieux tenus à mon égards par des individus mesquins, communistes et transportés de rancoeur, car eux, ils n'ont jamais étés foutus de se taper une meuf, même une moche, à l'issue des folles bacchanales qu'organisait l'UNEF du temps où les étudiants savaient encore rigoler !!!

Désireux d'acquérir une certaine autonomie financière et de me frotter aux réalités dérangeantes du monde moderne, je cherchais désespérément un job qui aurait pu être conciliable avec mes obligations universitaires quand je tombais sur une affiche de recrutement de cette unité d'élite, aux nobles traditions et au service de la Nation depuis l'invention des cancres : les surveillants d'externat...
Aussitôt engagé, après avoir satisfait aux tests psychotechniques impitoyables de sélection, je fus, sans tarder, déployé dans des établissements scolaires où la pédagogie était en butte aux agissements de fanatiques manipulés et où la sérénité nécessaire à tout apprentissage était foulée aux pieds par des hordes de sauvageons irrespectueux...

L'occasion m'était donnée de prouver ma valeur, mon charisme et mon aptitude au maniement des armes automatiques. Bien noté de mes supérieurs, je ne tardais pas à rétablir l'ordre dans certaines cours de récréation tenant plus du Beyrouth des Seventies qu'un pique-nique de Bisounours.

C'est ainsi qu' enfin libéré des servitudes du maintien de l'ordre par la terreur imposée aux juvéniles et anciennement pétulants indigènes, je me dégageais assez de temps libre pour dévorer littéralement les trésors de culture des CDI de tous les établissements scolaires classés en ZEP de mon département. D'où cette acquisition phénoménale de connaissances qui m'a valu une interdiction à vie dans tous les tournois de Trivial-poursuite de la région Pays-de-la-Loire...

jeudi 20 novembre 2008

An Un...Après J.C

Déjà un an...Qui aurait pu dire, il y a encore 3 ou 4 ans ( sans être immédiatement couvert de plumes, de goudron et lynché publiquement à grands coups de grolles de sécu dans les roubignolles ), qu'on le regretterait amèrement en un laps de temps aussi réduit, notre J.C national ?

Un poète arménien de petite taille disait très justement :

" le destin est curieux...Il provoque les chooooseuuuuuuuuu"...

Hé oui.

Souvenez-vous, J.C, c'était une certaine idée de la France...Des valeurs, un Destin, une ambition pour la France...Certes, il était aussi un gros chaud lapin, héritier d'Henri IV pour ce qui était de s'occuper du pot des poules...Oui, on peut l'avouer...J.C savait y faire avec les femmes. Même avec la sienne...C'est dire.



C'était aussi un homme très ouvert aux idées de la jeunesse, toujours prêt à jouer les menteurs...Heu, les mentors pour venir en aide à la génération montante, même si elle était ( et est encore, fraîchement quinquagénaire ) perchée sur des talonnettes...
Mais sachant aussi, par un louable soucis d'équilibre, s'entourer de têtes chenues comme ce vieux et méritant fonctionnaire ayant servi 3 Républiques, Vichy et le Troisième Reich...


Ouvert sur le monde, jamais en panne de bonnes idées comme vendre des centrales nucléaires à de jeunes leaders arabes progressistes...
Ou conseiller utilement d'autres porte-paroles de la sensibilité traditionnaliste arabo-musulmane pour que leurs revendications soient, grâce à une stratégie de communication innovante, portées à la connaissance d'un large public...

Bon, soyons objectif...Il a fait aussi quelques erreurs comme, par exemple, ne pas appuyer l'expédition punitive préventive américaine en Irak...Enfin, il avait ses raisons. J.C et l'Amérique...Lui qui y a passé quelques mois à travailler dans un fast-food, lorsqu'il était étudiant, n'a jamais caché la fascination que provoquait en lui ce grand pays où il suffit d'avoir des amis et de l'argent pour ignorer la loi, compisser la société et sodomiser vigoureusement le prolétariat !!!

Non, franchement, J.C, c'était too much...Même le côté respect kitsch, genre le Parrain tourné par Max Pécas, avec lui, ça avait de la classe !!!

Mais la vieillesse est un naufrage, les Français sont dévots ( ou des veaux ? J'avoue que je suis troublé. Pas autant sans doute qu'un collégien devant la page centrale de Penthouse mais troublé un chouia quand même...) et la roue tourne, ma pov'dame...

Bref, on a hérité d'un autre timonier du rafiot...

Un sémillant joggeur de poche, fan de Johnny, marié à une étrangère ( oui, certes, mais une riche ) et qui a quand même été à bonne école !!!

Chirac s'était rêvé en César, il est parti en René Coty...

L'autre se prend pour Naboléon...

Qu'il prenne donc bien garde à ne pas finir comme Mussolini.


Non, franchement, J.C, reviens...C'était mieux avant !!!

mardi 18 novembre 2008

mercredi 5 novembre 2008

les années rigolutionnaires, deux

Devant la soif de connaissances manifestée par une partie non négligeable de mon public, je me vois obligé de revenir sur cette période troublée des années 90, si fertile en évènements dont la portée n'a pas encore été mesurée par leurs protagonistes...

Du moins, ceux qui ont encore un emploi décemment rémunéré.



A cette époque, pour une jeunesse nantaise soucieuse de justice sociale comme de lutte anti-coloniale et celà sans la moindre concession petite-bourgeoise, il n'était pas dégradant de revendiquer sa bretonitude, de porter une barbichette trotskophile et d'entonner gaillardement "la blanche hermine" en terrasse au bout de la 3ème tournée de Coreff...

Des expériences multiples égayaient nos moments de liberté et nous permettaient d'oublier quelques instants, le roboratif bachotage que nous imposaient enseignants, parents et peur du chômage. Mêlant les nobles et ancestrales coutumes celtiques aux rituels orientaux d'une sagesse multimillénaire, nous recherchions l'harmonie avec les éléments naturels tout en manifestant, en osmose totale avec notre karma, une frénésie physique de bonobos sous extasy !!!


Mais, guettant dans l'ombre, tapie et menaçante, plus sournoise qu'un RMIste demandant un crédit-auto, l'hydre de l'oppression médiatico-coloniale n'attendait que cette effervescence libératrice pour planter ses crocs, entartrés par le suc de ses mensonges, dans la frêle jugulaire de notre bonheur régionaliste...

Jean-Pierre Pernaut parla de nous, un jour à 13 heures, livrant nos idéaux éthérés en pâture apéritive à 15 millions de francophones avachis devant leur plat du jour, leur épouse résignée et un quart de vin de table...

C'était la fin...Nous étions vulgarisés, médiatisés, coming-outisés et de fait galvaudés, popularisés, déchus !!! Notre mouvement se déchira très vite en querelles de clochers, disputes stériles et négociations de droits publicitaires...Certains réussirent même, en mélangeant sincère attachement à la cause et sens des affaires, à commercialiser quelques gadgets touristiques estampillés BZH et à en récolter quelques subsides. Le paillasson-crêpe, la mouette-alarme et le menhir sex-toy, pour ne citer qu'eux, connurent un succès immédiat quoique provisoire face à la concurrence asiatique...

Quant aux autres ( dont j'étais ), ils se tournèrent vers les professions les plus aptes à l'épanouissement de leurs qualités intrinsèques comme l'alcoolisme, la fainéantise et la confusion mentale...Tout en continuant de revendiquer haut et fort ces valeurs inextinguibles qui fondent, assurent et subliment la dignité de l'homme luttant sans cesse pour améliorer la condition de ses semblables...


( à suivre )

mardi 4 novembre 2008

biographie autorisée, la suite

Quelles belles années nimbées d'insouciance où nous chevauchions sans vergogne mobylettes non assurées, solex vintage et pétasses tripées tout en fumant, l'air blasé, d'énormes pétards de drogue !!! En préparant, celà va de soi, avec une opiniâtreté de Sisyphe gaucho-libertaire, le Grand Soir, la mise en commun des moyens de production et, éventuellement, une grande sarabande naturiste, éthylique et sylvestre finissant en apothéose sous un dolmen typique...



Mais l'époque étant à la satisfaction des plus bas instincts de la plèbe, à l'exhibitionnisme le plus graveleux, à l'impudeur la plus...Heu...impudique, je ne dérogerais pas à la classique digression sur l'éveil de mes sens...Quand à l'heure de la puberté, le jeune garçon à la pilosité encore timide se lève un jour avec un pois chiche dans le crâne, un volant moumouté entre les mains et un bazooka dans le slip...


Heureux celui qui trouve en une âme charitable, l'initiatrice expérimentée, la femme mûre brulant de ses derniers feux qui lui fera découvrir les kamasoutresques délices qu'une adolescente ignorera sans doute...

Sauf, bien évidemment, si elle a grandi pauvre dans le Nord-Pas de Calais...


Ah, l'adolescence, l'âge des possibles, quand un bouton d' acné inopportun nous parait plus effroyable que le déficit du Togo, la discographie de Claude Barzotti ou la défense du FC Nantes...


Mais foin de nostalgie, palsambleu !!! Le passé c'est le passé.


Et ceux qui, comme moi, ont trouvé le bonheur en ménage ne s'attardent pas outre-mesure, tel des anciens combattants romantico-dépressifs sur ce temps révolu...N'est-ce pas, Chérie ?

Ah, désolé de te déranger pendant le boulot...Oui, je passe prendre le pain, ne t'inquiète pas !!!

biographie autorisée

Est-ce l'approche inexorable des frimas hivernaux réveillant mes rhumatismes ?

L'introspection un tantinet nostalgique qui vous tombe dessus, aussi soudainement que le G.I.G.N sur un berger corse, à proximité de la quarantaine ?

Ou tout simplement un besoin narcissique ridiculement régressif de me mettre en avant ?

Laissons aux historiens de l'avenir et à mes futurs exégètes le soin de répondre !!!
Pour l'instant, je me contenterais de survoler quelques moments cruciaux de mon existence...

Mon enfance se déroula au long des seventies, parenthèse enchantée où une France dirigée par un visionnaire charismatique au début de calvitie sexy ( selon la police...) découvrait, ivre de jouissance, les pantalons pattes d'éléphant, la crise pétrolière et les assassinats de ministres en exercice...




Ce bonheur sans nuages ne pouvait durer. C'était trop beau...




Comme un chancre sur une vulve de jeune mariée, le Socialisme mitterandien fit irruption en 1981 et plus rien ne fut comme avant...Sic transit gloria mundi.

Abolition de la peine de mort, Droit des femmes, réduction du temps de travail...Des siècles de civilisation étaient d'un seul coup abolis par une horde barbare nourrie au lait corrompu du marxisme, de la haine de classe et des bandes dessinées underground !!!

Heureusement, grâce à nos passions communes ( le football, la bière et le port ostentatoires des Doc Marten's ), nous formions, avec les jeunes de mon quartier, une joyeuse bande jamais avare de potacheries bonnasses comme, par exemple, les violences en réunion d'après-match !!!



Hélas, par un malheureux hasard voire un trucage démagogique des corrections, je fus reçu au baccalauréat. Ignominieusement chassé par mes anciens amis, ne pouvant supporter, en tant qu' hommes d'action à la virile pudeur, la vue d'une "grosse tête", je rampais honteusement jusqu'à la Faculté de Lettres de ma bourgade...

Là, soucieux de ménager en semaine mes efforts afin d'être une boule d'hormones survoltées le week-end, j'optais pour les sciences humaines. Mais par le hasard d'une station prolongée à la cafétéria ( la bière y était à 2 francs...O tempora, o mores !!!), je découvris ce qui fait le piquant d'une vie estudiantine provinciale...

Le militantisme !!!

Collages d'affiches, réunions enfiévrées et tabagiques, scissions, exclusions, tentatives de meurtres...Voilà qui changeait du train-train lénifiant d'un département d'Histoire où les personnes les plus en marge se contentaient d'un néo-nazisme fort convenu, ma foi...



( à suivre...)