
Cela dit, Loana a sans doute bien des défauts mais elle n'a jamais fait fusiller personne. Elle...
Blog expérimental. Le nawak au service de la nature et de l'halieutisme amateur...

Cela dit, Loana a sans doute bien des défauts mais elle n'a jamais fait fusiller personne. Elle...
Nonobstant les critiques acerbes de certains intellectuels moisis répugnant à faire la chenille au bal du camping, cette saine ritournelle restera toujours pour moi un des modèles les plus aboutis de vulgarisation de la philosophie hédoniste...

Ce n'est pas sans une certaine émotion que j'évoque ces temps révolus.

Ainsi, sans faire le moins du monde acte de contrition, je vais essayer de conter quelques épisodes marquants de ma jeunesse afin que le public puisse juger par lui-même de l'inanité des propos calomnieux tenus à mon égards par des individus mesquins, communistes et transportés de rancoeur, car eux, ils n'ont jamais étés foutus de se taper une meuf, même une moche, à l'issue des folles bacchanales qu'organisait l'UNEF du temps où les étudiants savaient encore rigoler !!!
Aussitôt engagé, après avoir satisfait aux tests psychotechniques impitoyables de sélection, je fus, sans tarder, déployé dans des établissements scolaires où la pédagogie était en butte aux agissements de fanatiques manipulés et où la sérénité nécessaire à tout apprentissage était foulée aux pieds par des hordes de sauvageons irrespectueux...
L'occasion m'était donnée de prouver ma valeur, mon charisme et mon aptitude au maniement des armes automatiques. Bien noté de mes supérieurs, je ne tardais pas à rétablir l'ordre dans certaines cours de récréation tenant plus du Beyrouth des Seventies qu'un pique-nique de Bisounours.
C'est ainsi qu' enfin libéré des servitudes du maintien de l'ordre par la terreur imposée aux juvéniles et anciennement pétulants indigènes, je me dégageais assez de temps libre pour dévorer littéralement les trésors de culture des CDI de tous les établissements scolaires classés en ZEP de mon département. D'où cette acquisition phénoménale de connaissances qui m'a valu une interdiction à vie dans tous les tournois de Trivial-poursuite de la région Pays-de-la-Loire...
Oui, on peut l'avouer...J.C savait y faire avec les femmes. Même avec la sienne...C'est dire.



Bon, soyons objectif...Il a fait aussi quelques erreurs comme, par exemple, ne pas appuyer l'expédition punitive préventive américaine en Irak...Enfin, il avait ses raisons. J.C et l'Amérique...Lui qui y a passé quelques mois à travailler dans un fast-food, lorsqu'il était étudiant, n'a jamais caché la fascination que provoquait en lui ce grand pays où il suffit d'avoir des amis et de l'argent pour ignorer la loi, compisser la société et sodomiser vigoureusement le prolétariat !!!
Non, franchement, J.C, c'était too much...Même le côté respect kitsch, genre le Parrain tourné par Max Pécas, avec lui, ça avait de la classe !!!
Mais la vieillesse est un naufrage, les Français sont dévots ( ou des veaux ? J'avoue que je suis troublé. Pas autant sans doute qu'un collégien devant la page centrale de Penthouse mais troublé un chouia quand même...) et la roue tourne, ma pov'dame...
Chirac s'était rêvé en César, il est parti en René Coty...
A cette époque, pour une jeunesse nantaise soucieuse de justice sociale comme de lutte anti-coloniale et celà sans la moindre concession petite-bourgeoise, il n'était pas dégradant de revendiquer sa bretonitude, de porter une barbichette trotskophile et d'entonner gaillardement "la blanche hermine" en terrasse au bout de la 3ème tournée de Coreff...
Des expériences multiples égayaient nos moments de liberté et nous permettaient d'oublier quelques instants, le roboratif bachotage que nous imposaient enseignants, parents et peur du chômage. Mêlant les nobles et ancestrales coutumes celtiques aux rituels orientaux d'une sagesse multimillénaire, nous recherchions l'harmonie avec les éléments naturels tout en manifestant, en osmose totale avec notre karma, une frénésie physique de bonobos sous extasy !!!
Mais, guettant dans l'ombre, tapie et menaçante, plus sournoise qu'un RMIste demandant un crédit-auto, l'hydre de l'oppression médiatico-coloniale n'attendait que cette effervescence libératrice pour planter ses crocs, entartrés par le suc de ses mensonges, dans la frêle jugulaire de notre bonheur régionaliste...
Jean-Pierre Pernaut parla de nous, un jour à 13 heures, livrant nos idéaux éthérés en pâture apéritive à 15 millions de francophones avachis devant leur plat du jour, leur épouse résignée et un quart de vin de table...
C'était la fin...Nous étions vulgarisés, médiatisés, coming-outisés et de fait galvaudés, popularisés, déchus !!! Notre mouvement se déchira très vite en querelles de clochers, disputes stériles et négociations de droits publicitaires...Certains réussirent même, en mélangeant sincère attachement à la cause et sens des affaires, à commercialiser quelques gadgets touristiques estampillés BZH et à en récolter quelques subsides. Le paillasson-crêpe, la mouette-alarme et le menhir sex-toy, pour ne citer qu'eux, connurent un succès immédiat quoique provisoire face à la concurrence asiatique...
( à suivre )






Ah, désolé de te déranger pendant le boulot...Oui, je passe prendre le pain, ne t'inquiète pas !!!




Collages d'affiches, réunions enfiévrées et tabagiques, scissions, exclusions, tentatives de meurtres...Voilà qui changeait du train-train lénifiant d'un département d'Histoire où les personnes les plus en marge se contentaient d'un néo-nazisme fort convenu, ma foi...