mercredi 11 novembre 2009

Quand on est con...

Obama rend hommage aux victimes de Fort Hood lors d'une émouvante cérémonie


Le président américain Barack Obama a affirmé mardi qu'aucune religion ne pouvait justifier des gestes "meurtriers et lâches" comme la tuerie de Fort Hood, au Texas, lors d'une émouvante cérémonie en hommage aux victimes sur la base militaire. Dans son discours, M. Obama a exalté les grandes valeurs américaines et dit l'incompréhension devant la tuerie de jeudi attribuée au commandant Nidal Hasan, un psychiatre militaire d'origine palestinienne.
"Il peut être difficile de comprendre la logique pervertie qui a conduit à cette tragédie. Mais nous savons la chose suivante: aucune croyance religieuse ne justifie ces actes meurtriers et lâches. Aucun Dieu juste et aimant ne peut les approuver", a dit M. Obama. "Et pour ce qu'il a fait, nous savons que le meurtrier sera jugé, dans ce monde et dans le suivant", a déclaré M. Obama qui a rendu un hommage personnel à chacun des 13 tués. Selon des proches du tueur présumé, qui a survécu à la fusillade, Nidal Hasan est un musulman très croyant qui redoutait un prochain départ pour l'Afghanistan.

"Nous sommes en temps de guerre. Pourtant ces Américains ne sont pas morts sur un champ de bataille étranger. Ils ont été tués ici, (...) au coeur même de cette grande communauté américaine. C'est ce qui rend cette tragédie encore plus douloureuse et encore plus incompréhensible", a dit le président.
Ah oui, c'est dingue, ça...Invoquer des croyances religieuses pour se donner le droit d'user de violence homicide. Vraiment un truc de primitif basané, ça...Pas le genre de truc qu'on verrait faire par de vrais Américains, c'est clair^^

C'est pas beau Hollywood ?..

Le "sniper" qui avait semé la terreur à Washington en 2002 a été exécuté

John Allen Muhammad, qui se fit mondialement connaître en 2002 comme le "sniper de Washington" pour avoir terrorisé la capitale américaine en tuant au hasard dix personnes en trois semaines, a été exécuté mardi soir par injection mortelle en Virginie (est).

John Allen Muhammad, qui se fit mondialement connaître en 2002 comme le "sniper de Washington" pour avoir terrorisé la capitale américaine en tuant au hasard dix personnes en trois semaines, a été exécuté mardi soir par injection mortelle en Virginie (est).
La Cour suprême avait rejeté lundi le dernier recours de ce noir de 48 ans, condamné à mort en 2004 en Virginie pour une série de meurtres commis entre le 2 et le 22 octobre 2002 dans la région de Washington. Le gouverneur de Virginie, Timothy Kaine, a également refusé mardi de lui accorder sa grâce.

Le condamné, averti lundi au téléphone par son avocat Jonathan Sheldon de l'imminence de son exécution, n'a pas réagi. Cela "ne lui a fait ni chaud ni froid, il ne m'a même pas répondu", a expliqué le juriste à l'AFP. "Il est gravement malade mentalement, il ne fera pas un dernier discours stupéfiant et n'exprimera pas de remords", a prévenu M. Sheldon, "ce sera le même homme délirant (et) paranoïaque". Muhammad se dissimulait dans le coffre de sa voiture pour abattre, au hasard, ses victimes d'une seule balle à l'extérieur de centres commerciaux, d'écoles ou de stations service. Une personne avait été abattue à Washington, six dans l'Etat voisin du Maryland et trois en Virginie. Trois personnes avaient été blessées. Hommes, femmes, enfants, Blancs, Noirs: personne ne semblait pouvoir échapper au tireur, accompagné d'un complice, Lee Boyd Malvo. Âgé à l'époque de 17 ans, ce dernier purge aujourd'hui une peine de prison à vie.
Formé au tir d'élite dans l'armée américaine, John Allen Muhammad avait participé à la guerre du Golfe.

A deux reprises, la police avait retrouvé sur le lieu d'un meurtre, punaisé à un arbre ou dans un sac plastique, des messages du tireur affirmant "Appelez-moi Dieu" ou "Vos enfants ne sont jamais en sécurité nulle part" et réclamant 10 millions de dollars pour arrêter le massacre.

Les deux criminels avaient été interpellés à l'issue d'une longue et éprouvante chasse à l'homme.
L'exécution de John Allen Muhammad intervient sept ans après les faits, une date inhabituellement précoce puisqu'un condamné à la peine capitale patiente en moyenne aux Etats-Unis 12 ans dans le couloir de la mort. Ses avocats ont regretté mardi de ne pas avoir eu le temps d'épuiser tous les recours. "Nous n'avions pas déposé un appel de dernière minute ou un appel extraordinaire, nous faisions notre premier recours devant la Cour suprême", a expliqué Jonathan Sheldon, se disant "déçu".

"Nous avons dû nous dépêcher de faire cet appel parce que les procureurs des Etats utilisent leur droit à fixer les dates d'exécution pour écourter le temps que nous avons", a-t-il détaillé, rappelant que trois juges de la Cour suprême avaient protesté lundi contre ce court-circuitage, alors que la vie d'un homme était en jeu. Les avocats de M. Muhammad demandaient à la plus haute juridiction des Etats-Unis d'examiner le fait que leur client n'aurait pas dû être autorisé à se défendre lui-même pendant une partie de son procès, étant donné son état mental. "C'est une autre vie qui a pris fin. Celle-ci à juste titre", a commenté Steven Moore, dont la soeur Linda figure parmi les 10 personnes abattues par Muhammad.

samedi 7 novembre 2009

Quand j'entends le mot "culture"...

Des jeunes écossais confondent Hitler et un entraîneur de foot

Un enfant sur vingt en Ecosse croit qu'Adolf Hitler était un entraîneur de l'équipe de football d'Allemagne, et 6% pensent que l'Holocauste est une commémoration de la fin de la Seconde guerre mondiale, selon une étude diffusée par une association d'anciens combattants.

L'étude se présentant sous la forme d'un questionnaire à réponses multiples a été effectuée auprès de 2.000 enfants en prévision du 11 novembre, jour anniversaire de l'armistice ayant mis fin à la Première guerre mondiale en 1918.
Les résultats révèlent que la majorité des enfants sondés a une connaissance sommaire des deux guerres mondiales, tandis qu'une importante minorité ignore complètement l'essentiel.
Selon les résultats, 77% des enfants âgés de 9 à 15 ans savent qu'Hitler était le leader du parti nazi, mais 13,5% pensent qu'il a découvert le concept de gravité en 1650 et 5% sont persuadés qu'il a entraîné l'équipe d'Allemagne.
61% des enfants interrogés savent qui était Joseph Goebbels, le chef de la propagande nazie, mais 21% pensent qu'il était "un juif célèbre qui a écrit un journal intime", et 14% croient même qu'il était le ministre britannique de la Défense au début de la Seconde guerre mondiale.
Si 85% savent ce qu'est l'Holocauste, 6% des enfants pensent qu'il s'agit de la commémoration de la fin de la guerre.
Auschwitz a été correctement identifié par 70% des enfants, mais 15% pensent qu'il s'agit d'un parc d'attraction.
L'esprit des enfants est aussi confus sur la question de savoir quel pays a lancé la première bombe nucléaire. Plus de 41% des enfants savent qu'il s'agit des Etats-Unis, mais 31% pensent que c'est le Japon, le pays visé par la bombe A, tandis que 19% croient que c'est l'Allemagne.
"Certaines réponses de ce questionnaire nous ont choqués", a reconnu le Major Jim Panton, directeur de l'association Erskine. "Les écoliers sont le futur de notre pays et il est important pour eux qu'ils apprennent notre histoire" , a-t-il relevé.

Au moins maintenant, on sait pourquoi Domenech a rasé sa moustache^^

vendredi 30 octobre 2009

Les gens sont méchants ( I )


Le joueur de flûte Nicolas Sarkozy, dans son numéro de jeudi dernier, m’a fait penser une fois encore au joueur de flûte de Hamelin, héros d’une des plus célèbres légendes germaniques. On sait que ce « preneur de rats », après avoir débarrassé la ville des hordes de rongeurs qui l’envahissaient, s’estimant mal payé par des bourgeois radins, entreprit de se venger en entraînant la jeunesse de la ville, sous le charme de son instrument, jusqu’au fleuve, où elle se noya. Comme avant elle, les rats. Sarko sait jouer de la flûte comme personne. Sa musique démagogique, entraînant la foule des électeurs, l’a hissé sur le trône. Au bord du fleuve pourtant, où nombreux sont ceux qui déjà se débattent pour échapper à la noyade, le charme a cessé d’opérer. Le flûtiste balade encore son monde le temps d’une émission tout à sa main ; mais dès le générique de fin, on se demande : à quoi bon ce numéro de bateleur, qu’avait-il donc de nouveau à nous dire ? Réponse : rien. Ou plutôt si, une chose concrète, un nouveau cadeau aux patrons, la suppression de la taxe professionnelle. Une décision qui plonge les collectivités locales dans des abîmes de perplexité : avec quoi compenser cette perte sèche pour leurs finances ? Allons, les contribuables, un peu d’imagination !

Faux procès Est-ce la faute de nos trop gentils confrères si rien ne vient perturber le déroulé des communications présidentielles ? Pas de faux procès : ils n’ont guère d’autre solution que de servir de faire-valoir. La mise en scène imposée, dans sa solennité kitch, ne laisse guère d’échappatoire, hors celle de refuser – ce qui serait assez mal vu. Mais, fait-on remarquer, c’est l’Élysée qui a choisi les interlocuteurs du Président, ce sont là des mœurs de république bananière ! Certes ! Mais où a-t-on vu que Sarkozy innove ? C’est ainsi, ne vous déplaise, depuis que la télévision existe. En gros, depuis Charles de Gaulle et son compère Michel Droit (« le fier Sicourbe », comme l’appelait Le Canard, aussi pugnace interviewer qu’adroit chasseur de gros gibier. Paix à ses cendres). C’est toujours au Château qu’on a choisi le jour, l’heure, les modalités des adresses du Prince à ses sujets ; et les noms des chambellans qui auraient l’honneur de lui tenir le crachoir. Ne le répétez pas : il est même un chef de l’État qui a poussé l’audace jusqu’à se faire interroger par deux journalistes du beau sexe qui étaient à la ville les épouses de deux de ses ministres. Non ? Si ! Tonton, pourquoi tu tousses plus ?

Vaches sacrées L’une des deux est en ce moment dans le collimateur des médias – enfin, ceux qui ne pratiquent pas le politiquement correct, nous sommes tout de même encore quelques-uns. Par ricochet, la cible principale étant son fringant époux. La reine Christine, comme on l’appelait du temps de sa splendeur, est toujours femme de ministre, le même. Sauf que celui-ci a changé d’attributions ; comme de camp politique : in extremis, quand s’est dessinée l’issue du duel présidentiel. Ainsi des mouches qui changent d’âne : l’important est qu’on puisse continuer à sucer. Ménélas-Kouchner (l’époux de la reine, poux de la reine) fait l’objet d’une charge virulente, menée simultanément par deux confrères de Bakchich (Stéphane Beau et Xavier Monnier) et par l’écrivain sniper indépendant bien connu, Pierre Péan. C’est surtout le bouquin de ce dernier, porté par l’hebdomadaire Marianne – qui en a publié les bonnes feuilles –, qui fait du potin dans le landerneau politico-humanitaro-médiatique. Réputation de son auteur oblige, même s’il écrit parfois à la truelle [1]. Pour l’essentiel, et en attendant des développements qui ne manqueront pas de venir (quand on tire sur une bonne ficelle, il arrive qu’on dévide toute la pelote), on apprend avec force précisions et détails ce dont on était convaincu depuis lurette sans en avoir vraiment la preuve : Kouchner est nettement plus intéressé par le pognon que par le sort des peuples déshérités (et n’hésite pas à monnayer ses talents auprès des pires dictateurs de la Françafrique) ; Christine Ockrent, sa femme, est moins journaliste que femme d’affaires (on dit d’elle : « femme de ménages », eu égard aux nombreuses prestations privées richement rémunérées qui s’ajoutent à des émoluments officiels pourtant fort grassouillets) ; et ils forment ensemble – surnom : « les Thénardier » – « une PME à l’ombre de la République » selon Bakchich, qui commente : « Rarement, le mélange des genres a atteint de tels sommets ! » Sale temps pour les vaches sacrées !

L’argument qui tue Je n’entre pas dans les détails, qui sont depuis plus de quinze jours sur la place publique ; si vous venez tout juste de débarquer du Vendée Globe, je vous conseille de vous reporter aux sites de Marianne et de Bakchich, en pointe sur le sujet. Je ne m’attarderai pas non plus sur l’aspect politique de l’affaire, et notamment sur les appréciations divergentes que portent Péan et Kouchner sur le génocide rwandais : j’ai envie sur ce point de les renvoyer dos-à-dos (je crois à la complicité française par connivence avec le Hutu-Power et, sans adhérer à la thèse du « double génocide », je ne crois pas que Kagamé soit une blanche colombe innocente…).
Je voudrais juste souligner à quel point me dégoûte le style de défense que s’est choisi M. K. en symbiose avec ses alliés. On attendait en effet que le ministre étranger aux Affaires (sauf aux siennes) réponde des faits précis qui lui sont reprochés : ses liens avec Bongo, avec Sassou, d’autres encore ; les amis encombrants qui gravitent dans son orbite ; les activités de sa femme à la tête de l’audiovisuel français à destination de l’étranger et l’épuration qu’elle y mène, dont sont étrangement victimes des journalistes critiques du ministre son mari… Il y avait, somme toute, bien des choses à dire pour tenter de redorer un blason désormais terni (il n’est pour le moment pas question d’autre chose, la justice n’a pas maille à l’affaire), une réputation de preux chevalier qui tourne au tire-laine après que déjà l’homme de gauche ait revêtu la casaque du néo-con. Bref, plaider le dossier. Il le fait à peine. Au lieu de quoi, et avec toute l’orchestration des habitués de l’argument qui tue (les Val, BHL, Adler, j’en oublie, et même Schneidermann s’y est mis, qu’on n’attendait pas là), c’est un procès en antisémitisme qui est fait à Péan [2]. Le prétexte ? Péan utilise à l’endroit de K. le qualificatif de « cosmopolite » : ce qui renvoie, hurle celui-ci, « aux nostalgiques des années trente et quarante, aux révisionnistes d’hier et d’aujourd’hui… ». Le mot « antisémite » n’est pas prononcé, mais tout le monde a compris : c’est parce qu’il est juif que le médecin sans vergogne est pris à partie par un auteur qui est forcément à ranger dans le rayon des infréquentables judéophobes. Il est des mots, voyez-vous, que vous n’avez pas le droit d’utiliser, et « cosmopolite » en est un. Même si Bernard-Henri Lévy se l’applique parfois à lui-même, pour mettre en valeur son « universalisme ». Oui, mais c’est pas pareil, lui, il est juif, BHL, il a le droit ! Ah, pardon !

Puant Il paraît que ce vieux laïque républicain bon teint de Péan (je le qualifierai volontiers de « gaullo-mitterrandien », voyez, pas vraiment un disciple de Faurisson) est bouleversé par cette accusation infamante qui vise à rien de moins que la mort sociale de celui qui en est sali. Rappelons que dans deux procès récents, dont un où le puant BHL (« puant », j’ai le droit ? Ça veut dire, au sens figuré, « imbu de lui-même, fat, égocentrique », tout ça) est venu faire la roue (« Je n’aurais, pour rien au monde, laissé tomber mon ami Philippe Val », pardi ! Asinus asinum fricat) [3], c’est l’ami Siné qui était sous la douche, lui aussi était mortifié. Dans le premier procès, que le vieux Bob intentait au journaliste chafouin qui s’était permis de qualifier sur RTL sa « zone » de Charlie d’« article antisémite dans un journal qui ne l’est pas », provoquant son renvoi de l’hebdo soi-disant satirique, l’accusé (Sarkolovitch, un nom comme ça) a osé plaider que le fait de dire qu’un article est antisémite n’est pas une accusation d’antisémitisme contre son auteur, plus hypocrite tu meurs ! On verra si le tribunal marche dans cette défense pourrie, en tout cas le procureur a requis la relaxe ! Dans le second procès, celui où paradait BHL, c’est la Licra qui poursuivait Siné, et là, c’est ce dernier qui, si le tribunal suit le réquisitoire, devrait bénéficier de la relaxe. Tout ça pour dire à Péan comme à Bob Siné : bienvenue au club des pestiférés, les gars ! Mais ne vous mettez plus la rate au court-bouillon : à force de l’utiliser à tort et à travers, l’arme de l’accusation d’antisémitisme s’est fichtrement émoussée, et ceux qui en abusent commencent à s’attirer de vertes contre-attaques : par exemple, cette semaine, et contre Kouchner, les papiers bien torchés de Szafran et de Cohen dans Marianne [4]. Cohen, Szafran… Seraient pas un peu antijuifs, ces deux-là ?

On rappellera qui est l’avocat de Charlie-Hebdo : Richard Malka (écurie Kiejman, l’avocat de Kouchner), qui est aussi, parce que rien n’est simple, le coauteur, avec Philippe Cohen, d’une BD très anti-Sarko (la Face karchée…) et qui est encore l’avocat de la « banque des banques » luxembourgeoises, Clearstream, laquelle poursuit notre excellent confrère Denis Robert de sa vindicte inextinguible. En vous invitant une fois encore à l’aider (Denis) en achetant son dernier bouquin, tout en dessins, l’Affaire des affaires, tome 1- L’argent invisible [5], « l’histoire d’un journaliste qui essaye d’informer ses lecteurs dans le monde d’aujourd’hui ». On sait que ce n’est pas tâche facile, et l’on se plaint beaucoup des difficultés de la presse. À mon avis, elle serait moins conformiste et bien pensante, ouvrirait davantage ses colonnes à des Péan et des Robert, arrêterait de prendre ses lecteurs pour des cons incultes et de lécher le cul à des zélites pourries par le fric, que ça irait déjà beaucoup mieux !
Bernard Langlois
pol-bl-bn@orange.fr
Notes
[1] Le Monde selon K., Fayard, 323 p., 19 euros.
[2] Comme y ont eu droit bien d’autres avant lui, je vous suggère un détour par le site Article Onze, c’est édifiant. www.article11.info/spip/spip.php ?article293
[3] Son bloc-notes dans Le Point vaut le détour ! Quelqu’un peut-il expliquer au grand philosophe qui est Philippe Bilger ?
[4] « Kouchner n’avait pas le droit ! », par Maurice Szafran, et « Affaire Kouchner, la contre-attaque honteuse », par Philippe Cohen et Éric Decouty.
[5] Coauteurs : Yan Lindingre et Laurent Astier, Dargaud, 206 p., 22 euros.

mercredi 21 octobre 2009

Si tu vas à Rio ( le retour )

RIO DE JANEIRO (Reuters) - La police a abattu sept trafiquants de drogue présumés mercredi à Rio de Janeiro, ce qui porte à 33 le nombre de morts dans les violences qui touchent depuis samedi la métropole brésilienne, sur fond de guerre des gangs de la drogue.
Trois trafiquants ont été tués après avoir ouvert le feu sur les policiers qui menaient des perquisitions dans un bidonville du nord de la ville, a dit un porte-parole de la police.
Quatre ont été abattus par les forces de l'ordre dans d'autres opérations.
Depuis samedi, 27 trafiquants présumés, trois policiers et trois habitants de Rio ont trouvé la mort dans les affrontements.
Les trois policiers tués samedi se trouvaient à bord d'un hélicoptère qui a été abattu par les narcotrafiquants. Il y a deux semaines, Rio a obtenu l'organisation des Jeux olympiques de 2016.
Toutes les permissions ont été suspendues au sein de la police et 3.500 militaires ont été déployés en renfort pour contenir les violences déclenchées par une intervention de la police dans une bagarre opposant deux bandes de narcotrafiquants.
Ah la magie du sport...Une grande ville du Tiers-Monde reçoit l'insigne honneur d'organiser les J.O. Joie, bonheur et explosion du prix de l'immobilier^^On songe donc à nettoyer les abords du village olympique des improductifs feignants qui les dégradent...C'est vrai, ça ne le fait pas ces pauvres crasseux et voleurs entassés à deux pas du stade. Que diront les visiteurs en voyant le chantier ? Surtout après s'être fait égorger pour avoir hésité à remettre leur Rollex à un nécessiteux refusant le chômage et l'assistanat ?^^
Et là, le malaise, tout le monde daigne s'apercevoir que ça va pas être facile de nettoyer des décennies de corruption morale, de misère sociale et d'architecture aléatoire...A moins de tirer dans le tas, bien sûr. Quoique la différence essentielle entre la descente de police dans une favela et la chasse au lapin, c'est que dans les favelas, les lapins sont armés^^

dimanche 18 octobre 2009

Si tu vas à Rio...^^

La "guerre du trafic" fait rage à Rio : douze morts, un hélicoptère de la police abattu

Douze morts, dont deux policiers, un hélicoptère de la police abattu, des autobus incendiés: la "guerre du trafic" entre gangs rivaux et policiers a fait rage samedi dans le nord de Rio de Janeiro, rappelant que la violence était le problème numéro un de la ville siège des JO de 2016.

Deux policiers ont été tués et deux blessés - dont l'un gravement brûlé - samedi matin dans l'explosion de leur hélicoptère, touché par des tirs de fusil de trafiquants de drogue, lors d'une opération dans une favela du nord de Rio, a indiqué Mario Sergio Duarte, commandant de la police militaire lors d'une conférence de presse samedi soir. Dans des échanges de tirs postérieurs avec la police, au cours de la journée, 10 trafiquants présumés ont également été tués et six personnes blessées par balles dont quatre policiers. Après la chute de l'hélicoptère, la police a déployé une centaine d'hommes, appuyés par un véhicule blindé et des soldats d'élite du Bataillon d'opérations spéciales (Bope).


"Je n'avais jamais entendu autant de coups de feu de ma vie", a déclaré une adolescente de 15 ans qui vit dans la favela Morro dos Macacos. "Tous les policiers de la ville sont en état d'alerte" pour renforcer la sécurité, a souligné le commandant Duarte. En représailles à l'opération policière, neuf autobus ont été incendiés dans les quartiers populaires du nord. Le chauffeur d'un bus incendié a déclaré à la presse que quinze hommes armés de fusils et de pistolets, le visage masqué, lui avaient ordonné de descendre et de faire sortir les passagers: "Descends, descends, nous allons mettre le feu!".

"Ces attaques sont un acte de désespoir des trafiquants de drogue qui perdent de l'espace" avec l'intensification des opérations de la police, a affirmé de son côté le secrétaire à la sécurité de l'Etat de Rio, José Mariano Beltrame. La violence urbaine est un problème endémique à Rio, où près de deux millions de personnes, soit un tiers de la population, vivent dans quelque mille favelas. Les crimes font près de 6.000 victimes par an dans l'Etat de Rio qui compte quelque 14 millions d'habitants. C'est l'un des principaux problèmes que devra résoudre la ville qui vient d'être choisie pour accueillir les Jeux Olympiques de 2016.


"Nous menons une lutte permanente contre le trafic. Nous avons dit au Comité olympique international que nous préparons la ville pas seulement pour les JO mais pour après", a déclaré le gouverneur de Rio, Sergio Cabral, samedi soir à la TV Globo. En poste depuis 2007, il a ordonné dès le début de son mandat une offensive massive contre le crime organisé, sans résultats manifestes jusqu'à présent. La police était intervenue dans la favela Morro dos Macacos après d'intenses échanges de tirs à l'aube entre deux bandes rivales de trafiquants de drogue. Les trafiquants d'une favela voisine Morro do Sao Joao essayaient d'envahir le Morro dos Macacos pour en prendre le contrôle. "Nous savions par nos services de renseignements qu'ils allaient envahir la favela mais la dizaine d'accès à la favela a rendu difficile l'action de la police", a souligné M. Beltrame.

Plus que ne semblent vouloir indiquer les rodomontades et approximations mensongères d'un chef de la police, qu'on imagine volontiers huileux, moustachu et encore plus corrompu qu'un élu provençal ( ah, l'Amérique du sud, terre de contrastes^^), cet épisode de violence urbaine constitue une étape sur le chemin du Chaos mondial. Oui, je dis bien le Chaos mondial, cet espèce de fantasme nihiliste qui, de la famille Manson à l'Ordre du Temple solaire, semble être l'ultime objectif de tout un tas de bargeots potentiellement homicides...Objectif parfaitement inatteignable par les propres efforts de ces tarés mais que l'Ultralibéralisme fabrique petit à petit à l'échelle mondiale en instituant la Violence et l'Injustice comme bases du développement "humain"...

Là, on est dans la réalisation du fantasme...C'est du Bilal revisité par Chuck Norris^^Le jumelage avec Bagdad, carrément...On est loin du Rio de carte postale. Enfin, bon, faut comprendre la Municipalité aussi...Si Paris avait eu les Jeux, peut-être aussi qu'il aurait fallu jouer du lance-flamme le long du Canal Saint-Martin, qui sait ?

samedi 17 octobre 2009

Halloween rises again

Le corps d'un septuagénaire est resté pendant trois jours sur un balcon en Californie : les voisins n'avaient pas donné l'alerte, pensant qu'il s'agissait d'une décoration de Halloween, fête pendant laquelle les ornements macabres foisonnent aux Etats-Unis. Le cadavre en décomposition de Mostafa Mahmoud Zayed était visible de tout le voisinage dans la ville côtière de Marina del Rey, a rapporté samedi le Los Angeles Times. Il était apparemment mort depuis lundi et ce n'est que jeudi soir que la police a récupéré la dépouille. Des voisins ont affirmé à un journaliste de l'agence vidéo RMG News qu'ils avaient bien remarqué le corps lundi, mais qu'ils n'avaient "pas pris la peine d'appeler les forces de l'ordre parce que ça ressemblait à un mannequin de Halloween".

M. Zayed présentait une blessure par balle à la tempe et le bureau du shérif de Los Angeles a indiqué au L.A. Times pencher pour la thèse du suicide.
Fête populaire célébrée le 31 octobre, Halloween est l'occasion pour les Américains de décorer leurs maisons et leurs jardins de têtes grimaçantes sculptées dans des citrouilles, mais aussi de pierres tombales, de toiles d'araignée et de mannequins grimés en cadavres.